mardi 26 juillet 2011

Astro-panthère (automne 42)

Voilà !
  J'en suis au retour...

J'ai arrivé au bon endroit, j'ai pris la Cremallera (Crémaillère) -funiculaire- jusqu'à 700m. Et bien sué jusqu'à 1715m. à peu près (point San Jeroni). J'ai carrément sentit passer la grimpette et j'ai kiffé la vue, OUAIS ! super! Je me suis un peu paumé au retour (San Magdalona) mais tous les chemins m'ont mené à Rome (pour l'instant) Et si Rome est un bon port, j'y trouverai des Femmes, de la bière et de la musique -je l'espère bien- ça sera sûrement le cas.
 Dans le réseau d'amis où l'on m'a introduit, De petites bises, on souffle et voilà que je laisse le bateau me mener, sur l'air un peu anarchiste de leur chant traditionnel, vogue...c'est pas le Hollandais Volant, ce navire, c'est le cœur Catalan, cette nuit on décolle, sous une multitude de soleils... C'est la fête !
 ... Blabla bulshit ! ... Quelle phrase de merde ! ça dégouline de pourrie-poésie, j'ai vomi su mon carnet ou quoi !?


Je boude mon crayon... et pis fuck ! j'y décapite sa pointe et j'y taille une autre ! j'écrirais plus fin...
  Les rouages du train me soufflent une chanson aux paroles monosyllabiques. Le MontSerrat me domine a nouveau... Mais maintenant il sait à quoi s'en tenir. La prochaine sera de matin et sans cette crémaillère, ça enlèvera le goùt amer du tarif, ce transfert d'énergie d'un vide comblant un vide... ça donnera aussi un côté plus authentique avec les trois ou quatre heures de crapahutage quasi horizontal. 
-correspondance-
...
Celui-là de train il couine, et bougeotte, mmmh, avec les petites bulles de San Miguel dans mon estomac c'est rigolo...


Aujourd'hui je suis content,
J'ai visité une paire de Saints, des lieux pas très sûrs... Les Saints je m'en fou j'ai déjà passé deux journées de bronzage naturiste avec Aurora et ses ami-e-s. Non, ces endroits sont du genre qu'en chemin tu peux te fouler -une cheville-, à l'arrivée un dérapage puis bien plus bas tu passes pour un contorsionniste... Ce  qui serait de meilleur goùt dans le cas des sessions de bronzage.
  Je regarde le soleil (couchant) dans les yeux et ça me donne la méchante envie de b/voir la même chose dans un verre... Probablement possible, une tranche de pamplemousse dans un verre de Martini posé sur une petite lampe jaune orangée. Sans glaçon pour moi !
  Rome, c'est le prochain arrêt, de là on pourra mesurer ma synchronisation avec la chance.




                                          Dimanche 24 Juillet

Hier, c'est quand aujourd'hui c'était demain et c'était super chouette (expression qui ne se traduit pas littéralement en Espagnol) et Demain, c'est le départ, où que ça me mène, environ vers le nord, un peu l'est, Montpellier pour faire coucou à Delphine, ou Brignais, ou pas... Il y a trois jours, (Je.21.07) j'arrivais chez Pillar, la soeur d'Aurora, dans leur ville natale. Trois jours avant, j'arrivais chez Aurora; Dans la Casa del Sol. Un séjour qui porte bien son nom,
  Une semaine de six jours ça gênera personne
                                                                                    ambiance super-relax, après midi au bord de la rivière toute mimi, demi-journée à la plage, toujours a poil J'ai pu cuire les deux faces intégralement, les deux fesses s'en sont ressenties, mais les yeux qui piquent... ça vient pas du soleil, ou presque, elles sont de la maison si j'ose dire...
  ROME, c'est l'arrivée à bon port. Chez Pillar. En fait c'est Rubì, mais hier j'ai essayé pas mal de chemins, c'était forcément Rome. Rubì, ville importante, à la bonne date il y a une fête traditionnelle dans une ruelle pendant deux jours. Au premier soir, c'est un festin de voisinnage à l'ancienne + top ambiance = chance, nous y étions avec Pillar à la table de son amie qui habite à cette rue. Tous les àges, une gerbe d'étincelles à la main lors de l'écoute de l'hymne locale genre vielle chanson un peu anarchiste du temps des persécutions Castillanes... Moments intenses... Moultes rencontres, énergie chaleur et bonne humeur... Le lendemain je commence mon récit avant d'être bien reçu à la deuxième partie, au bon port de Rome où il y eut les femmes, la bière, les ami-e-s, l'envol et la trop bien musique. (du Ska ses Reds même)

gunslike petit blanc !

Le Petit Périple du MontSerrat...

C'est pas si compliqué mais personne n'a dit que c'était facile.
Depuis cette butte devant La Casa Del Sol, Chez Aurora dans Vacarisses Torreblanca, un petit bled qui réussit à être paumé bien qu'étant à une heure de Barcelone. Elle m'dit : "tiens, regarde en face, montrant du doigt, Le MontSerrat". Elle m'explique que c'est un super endroit genre montagne chargée d'histoires mystiques... Rien qu'à la gueule du gros caillou qui nous surplombais je réponds : "Je veux Aller là-haut".
Bien, deux jours plus tard, sans information ni plan mais avec un sac, j'y vais. D'abord par internet pour débroussailler ma connaissance des environs, aussi, une première personne avec qui l'Italiano s'entend me permet de dresser la majorité du plan théorique et pratique. A savoir, faire des courses, rejoindre la gare et spéculer sur les lignes, directions et arrêts à prendre. Après déjà un train et un bus, un deuxième informateur avec qui l'Anglish s'entend, me simplifie théoriquement la suite du chemin ainsi que le retour. Depuis le train, j'attends avec espoir de connaître la suite, l'arrivée à bon port, quels seront les moyens de rejoindre les hauteurs du MontSerrat ?
  Si cette aventure ne tourne pas à l’échec, elle aura été la bienvenue étant ma première expédition solo en montagne, nécessitant (ne serait-ce que pour y aller) de la détermination, de l'attention et de la logique dans un temps où cesqualités ne font plus partie de mon Quotidien... (poil aux reins)

vendredi 22 juillet 2011

Rien et une Chaussure...

Ola !

Bien... J'ai passé trois jours dans un squat a Barcelone, c'était plutot enrichissant... C'était un bon moment.
J'ai encore raté un train... ça devient une manie chez moi... J'avais un train à prendre pour rejoindre Aurora, une amie que j'avais rencontré à Arambol. Donc j'ai raté ce train, le dernier de la journée, le lendemain j'ai réessayé mais ce coup ci c'etait pas le bon, je suis descendu au terminus et j'ai repris un train sur deux stations pour arriver dans une toute petite gare où j'ai juste eu le temps avant la fermeture pour un coup d'fil et une bière pour faire passer le goùt de l'echec, enfin, un dernier train pour arriver à bon port... Evidement, je n'ai payé que le ticket de la où je suis parti à là où je suis arrivé...
J'ai alors passé trois jours chez Aurora, dans une belle maison perchée dans un décor mi-foret mi-montagne... Très très relax... une mignonette rivière nous a accueilli plusieurs heures, le lendemain c'était une plage, sympathique tout ça...
Aujourd'hui je suis chez sa soeur et je vais peut-etre aller me faire une journée montagne au Mont Sarrat, le Mont Scié, Un gros bout de montagne surplombant la région, très célèbre et connu pour des histoires mistérieuses... L'air un brin menaçant et chargé de mystique... Il fait pas tres beau mais je vais peut-etre quand meme y aller, passer peutetre une nuit à la belle etoile, un peu nuageuse...

On arrive a la fin de mon temps internet...

Ciao

samedi 16 juillet 2011

liturgie des lobes latéraux...

J'ai sauvé mes fesses de justesse, mais ce répit cessera dès demain, il me va donc falloir jouer serré, de finesse d'esprit et de diplomatie, peut-etre des liens que j'ai a peine commencé à créer... Pour trouver un autre squat qui m'acceptera deux ou trois jours... Rien est encore gagné, mais la motivation y est encore.
Je précise "encore", car s'il me faut trouver un nouveau toit tous les deux jours, elle ira se loger ailleurs la motivation...
J'ai pas encore dis grand chose de Barcelone, enfait j'ai meme rien dit... Je crois qu'il me faudra un répit de plus pour me pancher sur la question...  Mais je peux préciser que pour l'instant, a part les problemes de logement, c'est super chouette !

Voilà voilà, bon, c'était vraiment histoire de donner des nouvelles, hein. haha !
Ciao !

vendredi 15 juillet 2011

création de W en série

Salut salut...
Je suis arrivé il y a 2 heures et comme d´habitude je suis paumé et j´ai presque oublié pourquoi je suis venu. J'allais dire : une fois de plus j'ai pas les accents, mais si ! Sauf que c'est plutot chiant à caler...
Voilà, j'ai toujours pas trouvé un hote, je vais aller checker les squats pour voir si on peut me prendre...
J'espère trouver quelque chose avant la nuit...

Sinon, j'ai passé deux jours supers avec Vincent, Adeline et ses parents, à Sète. Le 14 jullet c'etait naze, pour changer...

J'ai tout de meme déjà gouté la San Miguel, cerveza Español... verdict : ça fait du bien !



A part ça....

Europe, 2011, Ere de la Connaissance... Avec internet... la mondialisation... l'éducation... Plus rien ne nous est secret, tout est accessible... La prochaine étape c'est l'ere de la sagesse au rythme ou on va...
Mr X. : "... internet...blablabla... la mondialisation...c'est ça le progrès... l'éducation... Exellente... Blablabla... Plus rien ne nous est secret... Dites, vous n'auriez pas un mode d'emploi pour ce couteau suisse ??? C'est quoi le truc la ? ... je disais... ah ! oui ! La connaissance... illimitée..."

Je vous souhaite donc bon courage, et moi de meme...

lundi 9 mai 2011

Last ride without your bland grey

30 mars

Dernières fucking heures in Delhi. Depuis Raghu's Place, Taxi to Airport, 11 boxes for the last ride, je regrette pas d'avoir esquivé le bus, une heure de bagnole dans Delhi ça couronne bien l'affaire et dans le sac, un autre, des Tablas a ménager. J'adore être le passager d'un pilote dans ce semi-chaos routier...
  Plein match de 6 heures. L'inde est plongée d'ans l'équivalent Français d'une demi-finale internass' de footreball. Raghu's Place y compris. Suite au train de 30 heures sans véritable couchette et aux trois heures dans Delhi dont je suis fier d'avoir tiré une paire de Tablas sans m'affoler, je goûte à l'ambiance patriotico-télévisée cuisinée à la pas bonne binouze et à l’excellent pétard par cette jeunesse qui, même affalée sur quelques coussins, sait toujours partager une très bonne énergie quand un point commun les rassembles, donc me gardent dans la bonne humeur pour grimper dans la boîte a roues direction la boîte avec des ailes. Le même réflexe qui me rattrape dans chaque véhicules : boucler ma ceinture, sauf que là, je cherche où l'attacher depuis bien cinq minutes, puis je m'dis "fuck !", never seen anybody attacher sa ceinture en Inde. It's INDIA, let's enjoy it's own way, fuck la ceinture et chope le carnet pour gribouiller ce bout d'ma cervelle que tu viens de lire.

samedi 19 mars 2011

F6=Ctrl-G+MDFk

Pas d'nouvelles, bonnes nouvelles...
 Goa sous les palmiers, le soleil, ou sur la plage, ou dans un bar ou chez un ami ou dans un shop de musique ou dans la jungle ou le lac d'eau douce meme dans la rue, sur le toit...
 Les heures courent dans un sens et le coeur, lui, bat son rythme, il s'en fout c'est pas ses affaires, quand on commence a s'asseoir et a l'ecouter, les yeux perdus dans le(s) vague(s), parce qu'a cet instant c'est la musique qu'on veut ecouter sur le ressac de l'ocean, un imperceptible battement ephemere sur une interminable note d'eau salee, aller retour sur le sable, ephemere a son echelle qu'on grimpe et les yeux perdus se retrouvent dans le ciel qui enfin donne le change, contre un boum boum, une petite parcelle de ton infini, lui n'a pas a se soucier d'une question d'heures, il a le temps, alors relax, on lui joue notre petit morceau, boum boum, ressac, theatre de pas de danse, ballet des automates* focalises sur la petite aiguille, tournant autour du moyau, la tete baissee, n'observant le ciel que de l'echine comme un toit de fonte soutenu par nos epaules, la gravite Watson ! Elementaire Newton... Non, j'ai pose mes fesses, c'es trop tard, mes yeux perdus et retrouves et perdus encore, j'ai plus de fesses, ni de petite aiguille, quand j'ai double la grande une quatrieme fois on commence a discuter, a se donner des nouvelles de temps en temps, maintenant c'est une bonne amie, et dans une autre vie on va au restaurant et on marche sur le trottoir, mais ya plus d'aiguilles, je trace mon chemin au milieu de la route, et ma route en travers du chemin, sans trottoir ni feu rouge, freestyle, plus de petit mecanisme tictaquant a l'interieur, peut-etre des caillous, un serpent, que sais-je, un nid de poule sur lequel trebucher, Fais Tes Lacets qu'on te dit, non d'un moineau sans bec, sur ce chemin, sans ta caisse, sans ton balladeur, sans tes clics et tes clacs, tes tong et chewing gum, sans tous tes trucs qui font du bruit, c'est la seule foutue musique qui te reste a ecouter, et apprecies l'acte principal, pas de deuxieme round, ces petites parcelles d'infini sont precieuses et il en faut pour tout le monde. Boum Boum, ressac, Boum Boum.
S'il y a un temps, il est la.
Un
Temps
          Le seul et unique temps battu par la chair, non pas l'inverse, si un poete te seduit l'ame de ses vers melancoliques, de la nostalgie de son innocente jeunesse et de la purete de l'ame a travers des prairies de fleurs et de haine ou le temps a battu sa chair comme octobre a fletri les fleurs, deballant ses alliterations BLABLA BULLSHIT CRACHES-LUI A LA GUEULE TA MEILLEURE REPARTIE :
"C'EST TOI !!!!"


"C'EST TOI LE TEMPS"
c'est toi le temps.

                 Boum Boum, un autre, et encore un autre
n'est-ce pas lassant ? N'est-ce pas excitant ? Encore, plus, un peu plus, boum boum...
regardes-toi, c'est toi le temps, tu le sais bien, c'est toi l'horloge et c'est toi les aiguilles, freestyle man, autant d'aiguilles, de cadrans et de reperes que tu veux, ton heure, ta vitesse, ton espace, ta liberte, ta vie, toute ta vie, ce boum boum, c'est TON Heure. En scene maestro...

    ... et reviennent a mes pieds
mes yeux                                 perdus
              et retrouves
partis. se ballader, puis reviennent, enfin bref, le temps, le temps, le temps de retrouver l'instant, present, etait perdu dans l'ailleurs, comme ca arrive souvent, dans l'ailleurs ou l'on ne fume pas, on ne fait que regarder passer la fumee, aaaaah, je comprends pourquoi, maintenant, pourquoi mes deux doigts de fumeur sont si jaunes et pourquoi la cendre de ma clope est intacte, parfaite et pourquoi j'en rallume une autre et encore une autre, sans arret, dans l'ailleur je ne fume pas ma cigarette, je la regarde bruler, ca fait partie du truc, du rituel, c'est un procede immanquable, il ne s'agit pas d'etre fumeur, ni d'avoir une cigarette pour le genre ou je n'sais quoi. Ne pas fumer la cigarette qui se consume dans ta main est un etat d'esprit a part entiere, en dehors de l'instant. Voila pourquoi j'ai les fesses mouillees et j'ai pu d'clopes. Le temps, le temps de penser a tout ca et...
tout ca, le temps, penser quoi, pensee passee comme la fumee, le temps consume, n'ai fait que penser, depenser des neurones, la haut, fesses mouillee en bas, ma tete, de dans la lune, ailleurs, tombe, le ciel, boum, l'ocean, boum, son rythme et son ressac et, et et ... ET, et son mouvement, pas vu arriver, m'a mouille les fesses, temps, tant pis, temps d'y aller, quand t'arrives, je pars, etait dans l'ailleurs et maintenant, je suis la, EN SCENE ! C'est mon, heure, toute la nuit, et demain, toute la journee, et toute ma vie, en une heure, la mienne, en scene, ouverte bien sur, la scene, venez, montez, apportez  des amis, c'est la fete, hop hop PartyTime, distribuez mon RDV, meme heure meme heure, toute la nuit, toute la vie, again and again. more
more
more
BOOM BOOM
il est LA !

mercredi 2 mars 2011

topless pizza-SkinHeadBlueButterfly

   !?
.
Une etrange creature sombre apparait sous nos jambes et s'agite au sol... o_O
C'est humanoide !
C'est un garcon poussiereux qui astique le sol avec un -plus ou moins- chiffon et se redresse pour mandier.
.
Un arret du train me reveille en pleine nuit. Indirectement, l'arret est la cause et mon reveil la consequence, cependant c'est le boucan d'enfer des nouveaux venus qui fait le lien.
Mes narinnes sont encore plus sollicitees que mes oreilles.
A la subtile mixture des sueurs s'ajoutent des aromes bien plus intenses.
Mais pourquoi un tel flux de senteurs organiques habituellement reservees aux salles de bain debarque-t-il a ce moment precis ?
Tachant de me rendormir tant bien que mal, mes pensees se limitent a ne point pouvoir concevoir quelque necessite que ce soit d'utiliser la parole a une telle heure. "Mais qu'avez vous donc de si interessant a vous raconter ? heho, dodo time...'
  Ce petit incident mis a part, et la cervicale bloquee faute d'un coussin approprie, la nuit fut bonne. Pleine de rencontres, jeunes-vieux, indiens et etrangers, et de chai qui s'empilent. Au debut c'est un peu etrange tous les regards braques sur moi, rien que quand je vais aux toilettes, aller et retour. Puis on me pose des questions, j'y reponds avec plaisir et quand je pose une question, on s'empresse et s'entasse pour me repondre. Chacun voulant ajouter a l'information. J'ai pu constater ici comme la que les indiens sont toujours prets a donner de l'aide. Pour la pluspart je pense. J'ai aussi eu droit a des seances photo.
   Apres avoir pas mal discute avec un indien qui, comme moi, souhaite rejoindre une ville au nord de Goa, nous faisons face a un probleme de taille appreciable. Le train s'arrete a Madgao, centre-sud de Goa aux alentours de 21h30 22h, environ 160 km de notre destination. Evidemment les bus sont arretes avant 20h. Nous n'envisageons pas un taxi depuis la-bas. Prenons nos affaires et nous installons a une porte de sortie, guettant un eventuel arret. Mon ami avise un autre passager de la situation, lequel confirme qu'il n'y a pas d'arret mais qu'il peut nous aider. Quelques minutes plus tard le train ralentit et s'arrette dans grand bruit, un controleur deboule et semble guetter des responsables. Malins, nous attendons le redemarage du train pour sauter discretement dans les environs du milieu de nul part, au nord de Goa a 21h00. Nous longeons les rails 20 min puis trouvons une route et un taxi. 600 roupies chacun pour nous deposer, depuis Madgao, c'aurait ete 1200 chacun. Sauter du train, ca sera a refaire.
           ARAMBOL.
Arrive ici, je retrouve mon hote et quelques amis sur la plage, pour aller chez d'autres amis qui feront de la musique jusqu'au dodo-time.
   Ce soir la je m'suis demande "c'est quoi ca ? je me retrouve assiege par des hippies, le lendemain un peu aussi, puis de multiples avis me viennent, se partagent et se recoupent, en couleurs et contrastes...
  Aujourd'hui (maintenant la tout de suite, ca me vient) je m'dis, c'est un peu comme contempler un magnifique et immense palmier sur un fond de ciel bleu, puis de baisser les yeux et de voir les detritus a ses pieds. Je m'comprends, et je pense pouvoir me faire comprendre par la suite, en couleurs et contrastes.

Arambol, veritable parc d'attraction touristique pour hippies babacool et qui les aiment les suivent. Le temps, les gens et l'argent ont emporte des bouts d'inde de Goa pour les remplacer. Ici a coup sur je trouve un pancake, une assiette de frites ou une pizza a tous les coins de rue. On trouve toujours les bons plats indiens, mais la partie de l'inde ou on trouve de la bouffe cuisinee dans la rue n'import'ou s'est fait la malle. Donc c'est resto, fruits et legumes dans la rue principale et superettes. Moi qu'aime pas trop depenser, surtout dans les lieux ou les prix augmentent pour le tourisme... eh ben je m'debrouille quand meme pour y trouver mon compte. Ces details, bien qu'imprimes dans la structure spirituelle de la ville, n'alterent que peu l'energie qui circule dans arambol. C'est un royaume pour pratiquant de yoga, tai chi, chi kong, tous les types d'arts du cirque et jongleurs, surtout les musiciens qui sont ici en Grand nombre et puis tous les fetards et ceux qui aiment ces milieux... Ca tombe bien pour pratiquer le djembe avec de nouveaux gens, nouveaux genres, pour apprendre de nouvelles techniques de jonglage et meme decouvrir un nouveaux genre de baton du diable qu'on ne touche meme pas, et se faire offrir une seance de yoga accrobatique pour soulager mon dos. Arrive ici j'avais le sentiment que ma presence s'eloignait de la raison de ma venue, je ne me suis pas pour autant prive de ce petit coin de paradis. Rien que tous les soirs, au coucher de soleil, sur la plage, le meme endroit rassemble a une meme heure 1-2-300 personnes selon les jours, 5-7-10 djembes, 40-60-100 jongleurs. Rien que tous les couchers de soleil. Pendant plus de deux heures les percussions secouent la foule a pleine puissance (rien d'officiel hein, juste un rendez vous, pas de leader dans la session percu, donc tous les niveaux confondus sont ramenes a amateur pour reussir a s'entendre) et de talentueuses danseuses viennent s'exprimer sur une piste de sable battu devant la ligne de percus. J'y a joue plusieurs fois, et c'est vraiment le pied, quand tous les battements se synchronisent, les corps s'y synchronisent aussi, en transe, c'est un spectacle extraordinaire sur fond de coucher de soleil dans l'ocean. La suite de la soiree semble se derouler toute seule. Il se passe toujours quelque chose dans Arambol. Tantot on aura rejoint un bar ou les baffles crachent et la foule grouille, tantot on aura suivi les musicos jusqu'a un concert ou une scene ouverte a tous, tantot on deambule dans la rue principale en quete d'action, croisant les visages souriants, connus ou pas, a qui l'on demande le chemin des festivites. "Poursuis ta route !" Si tu trouve rien pour ta soiree, la soiree se trouvera pour toi. Quoi qu'il en soit, on finit souvent autour d'un feu sur la plage avec les survivant-es, les allume-es, les bientots eteints, et pas besoin de preciser, les musiciens. Meme dans un bar, lorsque la sono est coupee, on sort la guitare et la percu, et qui les aiment les accompagnent.
  Jusque la j'ai eu l'occasion d'accompagner du rock, flamenco, jazz, manouche (pdt 5heures non stop jusqu'a 4h du mat'), reggae, folk et country, chants russes et du monde, et tous types de jam (boeufs) avec trompettes, banjo, didgeridoo, accordeon, hang, flutes de tailles diverses, accordeon...
 Apres une petite semaine j'ai du faire de la place pour les continuelles arrivees de couchsurfers et l'ami Sean.
  J'ai donc laisse chez lui le gros sac, le passeport, et des conneries comme le savon, le brosse a dents, les fringues et le sac de couchage, euh, tout quoi, pour m'installer plus pres de la plage.
  HOTEL AVE MARIA
 Meme un reveil agreable a 10h30, avec sa bonne nuit de sommeil, double d'une bonne bouffe la veille et ravive par une douche froide vers 11h-11h30 ne vient pas a bout de l'interminable matinee sur le toit de l'hotel Avec Maria. A une minute de la plage, je partage un dortoir d'une 20aine de personnes, sur le toit de l'hotel, avec un petit matelas, pour 50rs la nuit, et 35rs le ptit dej' honey pancake and chai. La haut, les colocataires, principalement ceux qui restent plusieurs semaines, ont forme un sorte de famille qui partage a peu pres tout avec tous, anciens et nouveaux arrivants. Tres chaleureux, si je veux, je passe la journee la haut sans voir le temps passer, a jouer au poker, ping pong, tout et n'importe quoi, jongler, dormir, peu importe... Le restaurant de l'hotel est sur le toit d'a cote, tres sympathique, une bonne bouffe et des prix tres honnetes, passer d'un toit a l'autre sans cesse te remplit vite fait une journee. Et cette matinee incessante. Le soir peut trainer jusqu'a 8 heure du matin, et le matin jusqu'a 6h du soir. C'est peut-etre l'altitude, on sent plus la pesanteur, c'est peut-etre la chaleur et l'humidite. Ou alors, sous ces panneaux de plastique vert constituants notre toit, filtrant un peu le soleil en une lueur verte dont la couleur s'etire sur toutes les dimensions, au sol, au plafond, et aux immenses feuilles de palmier exactement a hauteur du toit; affales sur nos matelas, l'esprit totalement libre envoute par la magie des lieux, de la communaute, de la plage, de l'insouciance absolue, on oublie le concept d'ennui.  --> se traduisant physiquement par un certain assoupissement, on se tate pour un autre chai, un autre clope avant la plage.
  A ce degre, la quete d'evenement ne demande pas auto;atiquement l'action. Ils sont nombreux et ce serait une perte d'energie de leur courrir apres quand on peut les laisser s'enchainer en influencant seulement leur logique d'assemblage. Hier par exemple, ou avant hier maintenant que je cause, vers midi, j'avais mis au point des objectifs : Ocean, seance de rouleau ecraseur, tres bon pour s'etirer, dans l'eau a 27-30deg.C.; retrouver une amie qui devait partir le lendemain au matin, et un imperatif : trouver une percu pour accompagner des amis le soir. L'ocean me semblait etre tres bien en premier position pendant une heure ou deux, jusqu'a la consutlation d'une horloge..!.. No Panic ! Go downtown trouver la percu et la fille. Je trouve personne au lieux ou on ne s'etait pas donne RDV (le Cookie Walla) mais ou on pensait se retrouver... 14h30, il est trop tot pour trouver tt le monde. Tres bien, le shop ou j'ai achete une ceinture de poches est juste a cote. J'y vais demander un trou supplementaire, je suis trop mince, bref, 15min ~ une heure plus tard, re-check au Cookie Walla. S'y trouvent Katia, la fille recherchee et le bon ami au bon momment au bon endroit (c'est le gerant du Cookie Walla) pour me preter la percu. Easy. Go to the beach, rouleaux, mission accomplie. Douche, Hop hop, arrive au Sporting Heroes, un bar assez grand pour supposer qu'il a fait ses preuves,  pile dans les temps. Meme endroit meme jour, meme heure que la semaine derniere et meme deal. Je commande des frites et un chai. Sean et son banjo, Leslie et son youkoulele, puis la guitariste-chateuse arrivent. 30 minutes de reglages relax, 2-3h de musique, 2 bieres, beaucoup de plaisir, puis enfin, une troisieme biere et un Green Beef Masala a deguster avec 2 cheese garlic naan. Alors, le serveur vient deposer un petit livret de cuir avec la note : Consommations offertes et 2000rs de cachet a partager en 4. Parfait, Go to the beach, musique autour d'un feu puis une tres bonne nuit et ainsi de suite. C'etait le deuxieme show que j'accompagnait ici et il y en a deja d'autres qui arrivent. A l'instant j'apprends meme un concert samedi au marche de nuit (beaucoup de monde) ou il est possible que j'empoche 1500rs. Moi qui me decidait justement de checker les bus pour aller au sud de Goa, puis bouger  Goa... Je pense rester une derniere semaine ici.


mercredi 23 février 2011

Chakra metrique, fresh frequence

10/02/11

  Le train Delhi-Goa, c'est quelquechose. Ca a son lot d'experience. Hier j'ai grimpe dedans, parti de Delhi ~ 14h, pour un trajet de 30 heures, arrivee estimee a 20H aujourd'hui (devenant au fil de la journee 21h~21h30).
  Le contenu du periple, ne m'escusez pas, je vous le met pele mele dans le desordre ou ca vient. ce qui ne mettra que plus de vrai dans cette (ir)rea-liste.

  Les wagons couchettes sont composes globalement comme en europe de gauche a droite : un lit superpose (2 couches dans le sens du train) le couloir (moins d'un metre de large) et deux fois trois couches superposee perpendiculaires au couloir, cependant, les seules portes que l'on trouve sont aux toilettes et aux entree\sorties du wagon. La seule Cabine couchette, c'est tout le wagon. CHOUETTE !
 Hop les bagages sous la banquette, certains mettent une chaine, remarques-je, je tourne la tete et
  Un gamin haut comme deux pommes -- que si tu mets pas un homme a cote pour donner l'echelle, il pourrait avoir presque 30 ans avec sa degaine -- essaye de vendre un paquet de biscuit en faisant un rafut incroyable.
  ...alors je m'cache aux toilettes pour fumer vite fait, Fff Fff Ffffff ! ... bon, y'a deja un megot, j'suis innocent. De toutes facon le toilettes,
enfin, si
sisi, si ca va, mais j'aurai du prendre en photo quand meme. J'essaierai d'y penser la prochaine...
  Les vendeurs ambulants de tous poils, cheuveux, ongles, cornes et dents, toutes extremitees confondues vous servent a manger et a boire constemment. On voit defiler des plats sur plateaux, barquettes en alu, fruits secs, chips, chocolat, sprite, orange, eau, sandwichs, chaines, biscuits, bracelet, on meme essaye de me vendre une Enorme Paire de
ciseaux...
                 ET
le continu, l'incessant troupeau de "chaicofi" dont le mode de vie consiste a defiler de long en long du train, en hennissant comme son nom l'indique " CHAICHAICHAI" et "COFEE COFEE COFEE" se trimbalant chacun une bouilloire, et en se reposant par intermitance, dormant ici ou la comme ci comme ca... Et ca marche, je suis accro au chai.
  Ca ne s'arrette jamais, une addition du tout ci-dessus cree un Balet deWagon sur son air d'accompagnement humano-ferroviaire. Certainement une ambiance pour du DiabloSwingOrchestra, pendant 5 minutes.
Mais tu peux ecouter Mozart aussi, ya pas probleme.
 ... toujours, cette question me titille la matiere grise
Pourquoi
?
           entre 0: 00 et 3:00 par exemple
pourquoi                            mais peu
alors que tout                     importe
le monde                             l'heure
dort. il fait noir
c'est la nuit, pourquoi entends-je toujours, non, pourquoi suis-je toujours assene de " COFEEE COFEE COFFEEEE" ??
             ...il est quoi ?
14h, quelquechose comme ca, j'investis une banquette pepere a la fenetre, les cheuveux pas l'oreal au vent, je chope un Chai qui passait par la, et j'essaye plus ou moins d'ecrire, je gribouille quoi, c'est le train, on se croirait sur un seisme. ben d'ailleurs c'est pour ca que c'est marrant le ballet des vendeurs, demarche dansante voire evocant le subtil pas de l'ivrogne, en trois temps, 1, 2, 3, 0, plus rien, finit, et la ferraille qui gronde, mais j'aime bien moi. je regarde les paysages au loin et la trainee continue et assez chocante d'une immensite de detritus le long des rails...
  cette barquette c'etait pas du luxe, un riz et des choses, genres legumes et poulet, sans savoir lequel est l'un ou l'autre, je demande la poubelle, on me designe la fenetre, je paye donc mon du a la trainee le long du rail...
 






    Bon, j'ai un peu mal au dos devant l'ordi, alors la suite, demain je pense, mais la, il est l'heure

mardi 8 février 2011

Plank'ton Arbrophilia

 Communique
     a un certain             Petite demande d'hebergement
       Sean Hillaby.           Sorte de Lettre de Motivation
             Sujet :                 destinee a montrer notre
    CouchRequest                      interet autant dans la
           de : Cyril                Personne, que dans le
      Musique par,               Canape offert.
              ah, pas de
               musique
             Video                 la ou la "bureaucratie"
       non plus                              demande de la
                                                fantaisie
"Hello Sean.
  You seem to be someone who with I may try to jam some damned bric-broc-fat-duorchestra or something not like this, punk the jazz cliche and the happens coming with...

Don't mind if you missed the meaming, I mess making so much no-meaning mails...

  Well, once my head right back at it's place, I am able to continue on sensed sentences, do you know which of the three sweddish switched witches was watching which swatch watch ? Nobody could tell me.
We'll see that later.

You said another couch surfer is at you're home, won't be my if it's not a problem to you to get 2 csers. I would share the world with csers (even non csers), don't ya ?
I'm actually trying to buy a phone number, then I'll be able to phone Leslie when I arrive tomorrow around 20:30  21:00.
  If I don't get a phone yet, could you please give me informations about how to rich your place ? (I have a compass, you may also give me latitude and longitude's coordinate if able to .oO)
  I think we're gonna share good moments, but whenever, my staying will mostly depend on you... on us also I guess, if the us comes to be a good meeting...
 Shall I buy seventy four litters of beer on the way or, I don't think I'll be able to take so much, why do you want me to take so much beer ? Who said there was 74L of beer to cary ? Where is it ?
sorry I'm gonna get busy, heard about 74L of beer, so, see you.
Peace
Cyril"

samedi 5 février 2011

Christophe + noisette - le Cabaret Nucleaire,

3 fevrier.
Lendemain de mon arrivee.
Pas vu grand chose ce jour la. Un peu panique cette entree en scene. Apres avoir change les 40euro que je transportai. Je franchis la porte principale et ca y est.
Blanc.
J'ai perdu mon texte.
Personne pour souffler, la, c'est sur.
Dans ces cas la on improvise. Ce qui se transforme vite en un pietinnage le long de la facade d'aeroport.
La scenorgraphie je l'ai pas vraiment eue. Alors mes deplacements, je les ai fait a tatons. Quelques essais mal-aises dans un sens et dans l'autre.
Le texte, c'etait pas la bonne langue. J'avais un traducteur, mais il a franchement besoin de mises a jour.
Tout en impro alors. Sans avoir rencontre l'equipe avant bien sur.

  La place grouille bien que nous soyons fort eloignes du centre. D'innombrables taxis affleurent, ainsi que tous genre de vehicule avec ou sans moteur. Ce blanc survient avec les memes intentions que celui qui te prend sur le plateau theatral. Quoi que moins exposif. Ce blanc s'empare de tes capacites cognitive et fait disparaitre ta memoire.
Tu es la. Tu ne sais pas comment quoi faire.
Oui.
Quoi ? Tu cherches ce que tu es cense faire parallelement a comment le faire.
Aucune reponse du QG. Les elements reagissent donc individuellement dans un programme mineur de survie.


      J'ai un numero de telephone.
Une petite heure pour trouver une cabine, et dix minutes sans signe de fonctionnement d'un tel numero.
On cherche donc internet pour avoir des instructions du contact.
Pas internet dans l'aeroport. Il faudra donc aller en ville.
Refuser les taxis devant l'aeroport, trouver du premier coup le bus qui rejoint la place centrale de delhi.
75 roupies et 45min de trajet. Traverser des etendues de routes bordees de bidonvilles, baches tendues et taule installees tant bien que mal aux vestige d'immeubles abbatus, monticules de dechets, vendeurs d'epices, boissons et fruits secs ou autre denree conservable. Aux feux rouges, un enfant equipe d'une eponge et d'un petit seau vient frotter les vitres. Il a plus encrasse la voiture qu'autre chose tellement son eponge est noire, mais on lui donnes quelque petites pieces. Les decombres de multiples travaux ont ete systemetiquement repoussees contre les anciennes decombres ou en de nouveaux tas, talus, collinnes...
  Un paracetamol 500 contre les premiers maux de tete.
  On descend la, Connaught place.
La chance est surement passee par la, avec ce type qui me dirige vers un etablissement touristique. On m'y amene en entrant dans un labyrinthe d'immeubles, les habitations sont superposees en patchwork de ciment arrange sur les fondations et charpentes croulantes.
Le proprietaire m'accueille et m'offre un the.
Muet comme un enfant chez le docteur, je m'asseois. A part quelque questions ( viens d'ou ? pour etudier ? combien de temps ?), un silence tranquile reigne. (mis a part le rafut constant au dehors).
Il m'offre un plan de Delhi, ecoute attentivement mes bafouillements incontroles a propos de "trouver internet", essayer de "contacter quelqun qui va m'heberger"... L'homme en question, apres un petit echange, se trouve connaitre couchsurfing, et etre le pere d'un gars que j'avais contacte par le site, et qui ne pouvait m'heberger dans les premiers jours.
  Son collegue m'emmene ensuite dans un cybercafe pres de la. Une boutique de 20m2 equipee de quelques vieux ordinateurs. J'envois un mail au contact qui me donne par la suite des instructions pour venir chez lui.
Mission : sortir du labyrinthe, trouver l'entree du metro ( ce qui ne fut pas aise), trouver la bonne ligne et sortir au bon arret, de la, rejoindre le secteur 31, block A, appart 113, 2eme etage. Depuis la station, c'est un velo avec banquette qui m'emmene a ladite maison.
Apres 30 bonnes minutes de recherche (impossible de comuniquer), trouver la bonne maison, monter, etre accueillis, et ooouuuf, Respirer.


  Tout cela est bien plus complique qu'il apparait. La ville grouille, immense fourmiliere. J'avais les memes sensations que dans ce film, inception, un etranger dans le subconscient d'un autre. Tous les regards covergent vers moi. Je ne me sens pas nis a nu, mais habille de billets de banque. L'anglais qui refuse de ressortir de ma dialectique, et leur patois Anglo-hindou de Delhi, a l'accent swing qui ne distingue pas les D, T, B, H, R... a mon oreille. La dessus, c'est Gaston Lagaffe qui s'est occuppe de la logistique et du rangement... Le resultat est tres... Vivant !

Comme indique dans le precedant message, je n'avais pas encore dormi. Avec mon hote on est sorti voir des amis dans les parages.
Aujourd'hui on a pas fait grand chose. Manger, aller voir les amis...

jeudi 4 fevrier.
J'suis toujours aussi naze en shopping. Avec Rover (l'Hote) On est alle au marche. Je savais meme pas ce que je cherchais exactement, c'etais donc deja pas simple. On a fait un tour, aller et retour, d'etals principalement de fringues, bondes et sinue de vendeurs ambulants d'articles de petite taille. Il y a de l'ambiance, ici aussi ca grouille. Mes yeux legerement desinteresses s'egarent parmi les marchandises. S'attardent sur des couleurs. On en ressort avec un truk qui sert a se masser le crane, un petit manche equipe de tiges de metal un peu souple. Un type a voulu me vendre un superbe fouet tresse de cuir. Un bel objet mais que suis-je donc cense faire avec ? C'est une question que l'on risque de se poser. Sense ?
 A propose de Rover, un super CouchSurfer ce gars. On s'est pas mal balade cet apres midi.
  "Quoi que t'aies a faire, il te faudra au moins 10km pour y aller" M'a-t-il dit. Et sur 10km, t'as tout juste assez de doigts pour compter les km de bouchons.
Mais ca avance mine de rien. Le traffic fonctionne un peu comme la traversee d'une foule dense a pied. Tout depend du flux par lequel t'es emporte. En voiture on zigzague pas mal entre les vehicules plus lents. D'un certain point de vue, la conduite fait un peu jeux-video.
Freeride dans Delhi mode traffic hyper dense oblige. Pas le droit de toucher aux pietons, surtout pas aux vaches. Ca t'empeche pas de doubler dans n'importe quelle situation. La route est a tout et a tous.On y trouve Bagnole, charettes, trois femmes agees, empilement inconcevable d'elements assortis par le temps, des gamins qui refont le mortier d'un muret ou d'une barriere en plein milieu de l'autoroute, une famille, un engin qui fut roulant delaisse la, un gros arbre, arret de bus surpeuple, un velo transportant des objets de 4m de long, une dalle de beton fixee au sol... Tout autant d'ingredients a melanger et etaler sur toutes surface et routes, en ville, chemins en terre, periph, croisements et bretelles d'autoroutes allant jusqu'a 2X5 voies... On peut se retrouver avec les 3 femmes agees longeant le centre d'une autouroute ou une famille traverse les dix voies et des gamins charges d'enlever un morceau de beton du milieu des voies. Et nous en voiture qui filons a pleine balle dans ce chaos organise.
La routine.

  Chronologiquement, il faudra prendre en compte que je date ce que j'ecris pour parler de la veille. Et que meme, des fois, au present, ce sera : aujourd'hui c'est hier. Mais faut pas s'en faire du moment qu'on garde a l'esprit qu'aujourd'hui c'est demain, donc un autre jour et on a pas manque un chapitre.

(J'ai une drole de tache sur le pantalon. Mais c'est pas grave ca)
( Elle est petite. Discret mais visible. tsss)

J'attends juste d'avoir assez de taches pour que ce soit le propre qui tache.

Ici, chronologiquement, je parle demain, meme si pour moi c'est aujourd'hui. Parce que j'ai pas date. En plus, j'ai oublie aujourd'hui, donc je parle apres denain.
On va dire,
avec un peu de retard,
qu'on est samedi 5 fevrier.
Avec du retard oui, puisque je me suis leve a une incertidude approchant des 14h.
Premiere vrai bonne nuit. C'est une renaissance pour moi. Depuis que j'ai pris l'avion, j'avais constament la tete dans le cul. Le cerveau inonde d'une brume indissipable. Toute la journee j'etais comme au reveil d'une cuite phenomenale. Pendant trois jours. Baillant a tue-tete, oblige d'y reflechir a trois fois pour decider si je sors ou pas ma gourde de mon sac.
Mais c'est fini.
Hier soir on est alles a un pub avec quelque amis de Rover. Premieres bieres. Bon ca va, de la budweiser. Pas trop deg'. Un p'ti mojito. Une super ambiance, et une musique de qualite. Donc une tres bonne soiree.
Et une tres bonne nuit. Un petit dej' canette de Nescafe moca froid, banane et cacahuetes caramel.
Pour la premiere fois depuis l'arrivee, (et premier cafe) j'ai aborde le debut de ma journee avec clarte. L'esprit lucide, la memoire, les capacites cognitive et la peche.
  Cet apres midi, troisieme fois que je viens faire des courses seul, je m'en suis sorti comme un chef. Je commence a pouvoir mener ma p'tite vie. J'ai pu retirer du cash (je n'avais pas encore verifie et c'est un immense soulagement de pouvoir utiliser ma carte banquaire) et me procurer ce que je cherchais, un lait aromatise et des truks a grignoter pour ce soir et le pti dej de demain. Un rouleau poulet legumes a mager sur place. Hier, ou avant hier, sais pu, on a mange a un petit resto avec Rover et une amie a lui. J'ai goute des choses assez surprenantes. La tendance est d'avoir un petit plat de legumes et\ou de viande arranges, a saisir dans un bout de crepe qui leur sert de pain. Mes papilles sont ravies et en redemandent.

 J'aimerai pouvoir vous raconter mais ce que je decouvre sont des choses a decouvrir et tres difficiles a transmettre. C'est un autre monde, une autre planete qu'il faut visiter pour comprendre ou ne serait-ce qu'avoir les mots pour se le definir.
  C'est un peu l'anarchie ici. Pas mal meme. Il y a de quoi demontrer qu'une anarchie peut fonctionner, puisqu'ici cela fonctionne. Le mode de vie est empreint de beaucoup de respect, solidarite et anticipation. Vivent et laissent vivre. Sur ces routes si chaotiques ou, aux yeux occidentaux, tout le monde serait nerveux et chauffards. Il n'en est rien. Et on utilise pas le klakson pour gueuler au type devant, qu'est a cheval sur les deux voies, de degager de la, mais pour le prevenir qu'on est la et il se pousse pour qu'on passe.
C'est pour un tel fonctionnement qu'il faut y etre pour y croire et pour comprendre. Notre imagination ne concoit pas ce qui arrive ici.

Et pour moi c'est le pied.
Je projette d'aller bientot dans le sud.
A Goa. J'ai par ailleurs appris qu'il y aura un festival de jonglage la semaine prochaine.
Ensuite, quand la meteo sera plus appreciable au nord qu'au sud, je pense aller vers les montagnes. Rover y a des contacts et il m'y a indique des possibilites interessantes.

Ce n'est pas un affranchissement de quoi que ce soit, mais un etat d'esprit. La Liberte.
Je sens que deux mois vont etre tres courts.

mercredi 2 février 2011

you were the canard

Ben,

 j'ai pas encore dormi. Je viens d'arriver chez le contact que j'avais avant de partir.
C'a pas ete d'la tarte, ni du gateau. Il est 14h45 et je le cherche depuis 8h-8h20...
 Voila pour le parcours. Les impressions premieres. difficile de sortir ca a chaud.
Pour un europeen (tout nouveau dans l'coin) c'est galere. Pour le reste, c'est misere.
 En ce qui concerne le peu que j'ai vu de Delhi en tout cas. Mais, je vois pas tout noir
non plus. Certes j'ai eu deja un peu de mal a arriver jusque la, et je sais pas encore
 sur quoi je vais enchainer, mais je m'sens d'attaque
pour une bonne sieste.