samedi 19 mars 2011

F6=Ctrl-G+MDFk

Pas d'nouvelles, bonnes nouvelles...
 Goa sous les palmiers, le soleil, ou sur la plage, ou dans un bar ou chez un ami ou dans un shop de musique ou dans la jungle ou le lac d'eau douce meme dans la rue, sur le toit...
 Les heures courent dans un sens et le coeur, lui, bat son rythme, il s'en fout c'est pas ses affaires, quand on commence a s'asseoir et a l'ecouter, les yeux perdus dans le(s) vague(s), parce qu'a cet instant c'est la musique qu'on veut ecouter sur le ressac de l'ocean, un imperceptible battement ephemere sur une interminable note d'eau salee, aller retour sur le sable, ephemere a son echelle qu'on grimpe et les yeux perdus se retrouvent dans le ciel qui enfin donne le change, contre un boum boum, une petite parcelle de ton infini, lui n'a pas a se soucier d'une question d'heures, il a le temps, alors relax, on lui joue notre petit morceau, boum boum, ressac, theatre de pas de danse, ballet des automates* focalises sur la petite aiguille, tournant autour du moyau, la tete baissee, n'observant le ciel que de l'echine comme un toit de fonte soutenu par nos epaules, la gravite Watson ! Elementaire Newton... Non, j'ai pose mes fesses, c'es trop tard, mes yeux perdus et retrouves et perdus encore, j'ai plus de fesses, ni de petite aiguille, quand j'ai double la grande une quatrieme fois on commence a discuter, a se donner des nouvelles de temps en temps, maintenant c'est une bonne amie, et dans une autre vie on va au restaurant et on marche sur le trottoir, mais ya plus d'aiguilles, je trace mon chemin au milieu de la route, et ma route en travers du chemin, sans trottoir ni feu rouge, freestyle, plus de petit mecanisme tictaquant a l'interieur, peut-etre des caillous, un serpent, que sais-je, un nid de poule sur lequel trebucher, Fais Tes Lacets qu'on te dit, non d'un moineau sans bec, sur ce chemin, sans ta caisse, sans ton balladeur, sans tes clics et tes clacs, tes tong et chewing gum, sans tous tes trucs qui font du bruit, c'est la seule foutue musique qui te reste a ecouter, et apprecies l'acte principal, pas de deuxieme round, ces petites parcelles d'infini sont precieuses et il en faut pour tout le monde. Boum Boum, ressac, Boum Boum.
S'il y a un temps, il est la.
Un
Temps
          Le seul et unique temps battu par la chair, non pas l'inverse, si un poete te seduit l'ame de ses vers melancoliques, de la nostalgie de son innocente jeunesse et de la purete de l'ame a travers des prairies de fleurs et de haine ou le temps a battu sa chair comme octobre a fletri les fleurs, deballant ses alliterations BLABLA BULLSHIT CRACHES-LUI A LA GUEULE TA MEILLEURE REPARTIE :
"C'EST TOI !!!!"


"C'EST TOI LE TEMPS"
c'est toi le temps.

                 Boum Boum, un autre, et encore un autre
n'est-ce pas lassant ? N'est-ce pas excitant ? Encore, plus, un peu plus, boum boum...
regardes-toi, c'est toi le temps, tu le sais bien, c'est toi l'horloge et c'est toi les aiguilles, freestyle man, autant d'aiguilles, de cadrans et de reperes que tu veux, ton heure, ta vitesse, ton espace, ta liberte, ta vie, toute ta vie, ce boum boum, c'est TON Heure. En scene maestro...

    ... et reviennent a mes pieds
mes yeux                                 perdus
              et retrouves
partis. se ballader, puis reviennent, enfin bref, le temps, le temps, le temps de retrouver l'instant, present, etait perdu dans l'ailleurs, comme ca arrive souvent, dans l'ailleurs ou l'on ne fume pas, on ne fait que regarder passer la fumee, aaaaah, je comprends pourquoi, maintenant, pourquoi mes deux doigts de fumeur sont si jaunes et pourquoi la cendre de ma clope est intacte, parfaite et pourquoi j'en rallume une autre et encore une autre, sans arret, dans l'ailleur je ne fume pas ma cigarette, je la regarde bruler, ca fait partie du truc, du rituel, c'est un procede immanquable, il ne s'agit pas d'etre fumeur, ni d'avoir une cigarette pour le genre ou je n'sais quoi. Ne pas fumer la cigarette qui se consume dans ta main est un etat d'esprit a part entiere, en dehors de l'instant. Voila pourquoi j'ai les fesses mouillees et j'ai pu d'clopes. Le temps, le temps de penser a tout ca et...
tout ca, le temps, penser quoi, pensee passee comme la fumee, le temps consume, n'ai fait que penser, depenser des neurones, la haut, fesses mouillee en bas, ma tete, de dans la lune, ailleurs, tombe, le ciel, boum, l'ocean, boum, son rythme et son ressac et, et et ... ET, et son mouvement, pas vu arriver, m'a mouille les fesses, temps, tant pis, temps d'y aller, quand t'arrives, je pars, etait dans l'ailleurs et maintenant, je suis la, EN SCENE ! C'est mon, heure, toute la nuit, et demain, toute la journee, et toute ma vie, en une heure, la mienne, en scene, ouverte bien sur, la scene, venez, montez, apportez  des amis, c'est la fete, hop hop PartyTime, distribuez mon RDV, meme heure meme heure, toute la nuit, toute la vie, again and again. more
more
more
BOOM BOOM
il est LA !

mercredi 2 mars 2011

topless pizza-SkinHeadBlueButterfly

   !?
.
Une etrange creature sombre apparait sous nos jambes et s'agite au sol... o_O
C'est humanoide !
C'est un garcon poussiereux qui astique le sol avec un -plus ou moins- chiffon et se redresse pour mandier.
.
Un arret du train me reveille en pleine nuit. Indirectement, l'arret est la cause et mon reveil la consequence, cependant c'est le boucan d'enfer des nouveaux venus qui fait le lien.
Mes narinnes sont encore plus sollicitees que mes oreilles.
A la subtile mixture des sueurs s'ajoutent des aromes bien plus intenses.
Mais pourquoi un tel flux de senteurs organiques habituellement reservees aux salles de bain debarque-t-il a ce moment precis ?
Tachant de me rendormir tant bien que mal, mes pensees se limitent a ne point pouvoir concevoir quelque necessite que ce soit d'utiliser la parole a une telle heure. "Mais qu'avez vous donc de si interessant a vous raconter ? heho, dodo time...'
  Ce petit incident mis a part, et la cervicale bloquee faute d'un coussin approprie, la nuit fut bonne. Pleine de rencontres, jeunes-vieux, indiens et etrangers, et de chai qui s'empilent. Au debut c'est un peu etrange tous les regards braques sur moi, rien que quand je vais aux toilettes, aller et retour. Puis on me pose des questions, j'y reponds avec plaisir et quand je pose une question, on s'empresse et s'entasse pour me repondre. Chacun voulant ajouter a l'information. J'ai pu constater ici comme la que les indiens sont toujours prets a donner de l'aide. Pour la pluspart je pense. J'ai aussi eu droit a des seances photo.
   Apres avoir pas mal discute avec un indien qui, comme moi, souhaite rejoindre une ville au nord de Goa, nous faisons face a un probleme de taille appreciable. Le train s'arrete a Madgao, centre-sud de Goa aux alentours de 21h30 22h, environ 160 km de notre destination. Evidemment les bus sont arretes avant 20h. Nous n'envisageons pas un taxi depuis la-bas. Prenons nos affaires et nous installons a une porte de sortie, guettant un eventuel arret. Mon ami avise un autre passager de la situation, lequel confirme qu'il n'y a pas d'arret mais qu'il peut nous aider. Quelques minutes plus tard le train ralentit et s'arrette dans grand bruit, un controleur deboule et semble guetter des responsables. Malins, nous attendons le redemarage du train pour sauter discretement dans les environs du milieu de nul part, au nord de Goa a 21h00. Nous longeons les rails 20 min puis trouvons une route et un taxi. 600 roupies chacun pour nous deposer, depuis Madgao, c'aurait ete 1200 chacun. Sauter du train, ca sera a refaire.
           ARAMBOL.
Arrive ici, je retrouve mon hote et quelques amis sur la plage, pour aller chez d'autres amis qui feront de la musique jusqu'au dodo-time.
   Ce soir la je m'suis demande "c'est quoi ca ? je me retrouve assiege par des hippies, le lendemain un peu aussi, puis de multiples avis me viennent, se partagent et se recoupent, en couleurs et contrastes...
  Aujourd'hui (maintenant la tout de suite, ca me vient) je m'dis, c'est un peu comme contempler un magnifique et immense palmier sur un fond de ciel bleu, puis de baisser les yeux et de voir les detritus a ses pieds. Je m'comprends, et je pense pouvoir me faire comprendre par la suite, en couleurs et contrastes.

Arambol, veritable parc d'attraction touristique pour hippies babacool et qui les aiment les suivent. Le temps, les gens et l'argent ont emporte des bouts d'inde de Goa pour les remplacer. Ici a coup sur je trouve un pancake, une assiette de frites ou une pizza a tous les coins de rue. On trouve toujours les bons plats indiens, mais la partie de l'inde ou on trouve de la bouffe cuisinee dans la rue n'import'ou s'est fait la malle. Donc c'est resto, fruits et legumes dans la rue principale et superettes. Moi qu'aime pas trop depenser, surtout dans les lieux ou les prix augmentent pour le tourisme... eh ben je m'debrouille quand meme pour y trouver mon compte. Ces details, bien qu'imprimes dans la structure spirituelle de la ville, n'alterent que peu l'energie qui circule dans arambol. C'est un royaume pour pratiquant de yoga, tai chi, chi kong, tous les types d'arts du cirque et jongleurs, surtout les musiciens qui sont ici en Grand nombre et puis tous les fetards et ceux qui aiment ces milieux... Ca tombe bien pour pratiquer le djembe avec de nouveaux gens, nouveaux genres, pour apprendre de nouvelles techniques de jonglage et meme decouvrir un nouveaux genre de baton du diable qu'on ne touche meme pas, et se faire offrir une seance de yoga accrobatique pour soulager mon dos. Arrive ici j'avais le sentiment que ma presence s'eloignait de la raison de ma venue, je ne me suis pas pour autant prive de ce petit coin de paradis. Rien que tous les soirs, au coucher de soleil, sur la plage, le meme endroit rassemble a une meme heure 1-2-300 personnes selon les jours, 5-7-10 djembes, 40-60-100 jongleurs. Rien que tous les couchers de soleil. Pendant plus de deux heures les percussions secouent la foule a pleine puissance (rien d'officiel hein, juste un rendez vous, pas de leader dans la session percu, donc tous les niveaux confondus sont ramenes a amateur pour reussir a s'entendre) et de talentueuses danseuses viennent s'exprimer sur une piste de sable battu devant la ligne de percus. J'y a joue plusieurs fois, et c'est vraiment le pied, quand tous les battements se synchronisent, les corps s'y synchronisent aussi, en transe, c'est un spectacle extraordinaire sur fond de coucher de soleil dans l'ocean. La suite de la soiree semble se derouler toute seule. Il se passe toujours quelque chose dans Arambol. Tantot on aura rejoint un bar ou les baffles crachent et la foule grouille, tantot on aura suivi les musicos jusqu'a un concert ou une scene ouverte a tous, tantot on deambule dans la rue principale en quete d'action, croisant les visages souriants, connus ou pas, a qui l'on demande le chemin des festivites. "Poursuis ta route !" Si tu trouve rien pour ta soiree, la soiree se trouvera pour toi. Quoi qu'il en soit, on finit souvent autour d'un feu sur la plage avec les survivant-es, les allume-es, les bientots eteints, et pas besoin de preciser, les musiciens. Meme dans un bar, lorsque la sono est coupee, on sort la guitare et la percu, et qui les aiment les accompagnent.
  Jusque la j'ai eu l'occasion d'accompagner du rock, flamenco, jazz, manouche (pdt 5heures non stop jusqu'a 4h du mat'), reggae, folk et country, chants russes et du monde, et tous types de jam (boeufs) avec trompettes, banjo, didgeridoo, accordeon, hang, flutes de tailles diverses, accordeon...
 Apres une petite semaine j'ai du faire de la place pour les continuelles arrivees de couchsurfers et l'ami Sean.
  J'ai donc laisse chez lui le gros sac, le passeport, et des conneries comme le savon, le brosse a dents, les fringues et le sac de couchage, euh, tout quoi, pour m'installer plus pres de la plage.
  HOTEL AVE MARIA
 Meme un reveil agreable a 10h30, avec sa bonne nuit de sommeil, double d'une bonne bouffe la veille et ravive par une douche froide vers 11h-11h30 ne vient pas a bout de l'interminable matinee sur le toit de l'hotel Avec Maria. A une minute de la plage, je partage un dortoir d'une 20aine de personnes, sur le toit de l'hotel, avec un petit matelas, pour 50rs la nuit, et 35rs le ptit dej' honey pancake and chai. La haut, les colocataires, principalement ceux qui restent plusieurs semaines, ont forme un sorte de famille qui partage a peu pres tout avec tous, anciens et nouveaux arrivants. Tres chaleureux, si je veux, je passe la journee la haut sans voir le temps passer, a jouer au poker, ping pong, tout et n'importe quoi, jongler, dormir, peu importe... Le restaurant de l'hotel est sur le toit d'a cote, tres sympathique, une bonne bouffe et des prix tres honnetes, passer d'un toit a l'autre sans cesse te remplit vite fait une journee. Et cette matinee incessante. Le soir peut trainer jusqu'a 8 heure du matin, et le matin jusqu'a 6h du soir. C'est peut-etre l'altitude, on sent plus la pesanteur, c'est peut-etre la chaleur et l'humidite. Ou alors, sous ces panneaux de plastique vert constituants notre toit, filtrant un peu le soleil en une lueur verte dont la couleur s'etire sur toutes les dimensions, au sol, au plafond, et aux immenses feuilles de palmier exactement a hauteur du toit; affales sur nos matelas, l'esprit totalement libre envoute par la magie des lieux, de la communaute, de la plage, de l'insouciance absolue, on oublie le concept d'ennui.  --> se traduisant physiquement par un certain assoupissement, on se tate pour un autre chai, un autre clope avant la plage.
  A ce degre, la quete d'evenement ne demande pas auto;atiquement l'action. Ils sont nombreux et ce serait une perte d'energie de leur courrir apres quand on peut les laisser s'enchainer en influencant seulement leur logique d'assemblage. Hier par exemple, ou avant hier maintenant que je cause, vers midi, j'avais mis au point des objectifs : Ocean, seance de rouleau ecraseur, tres bon pour s'etirer, dans l'eau a 27-30deg.C.; retrouver une amie qui devait partir le lendemain au matin, et un imperatif : trouver une percu pour accompagner des amis le soir. L'ocean me semblait etre tres bien en premier position pendant une heure ou deux, jusqu'a la consutlation d'une horloge..!.. No Panic ! Go downtown trouver la percu et la fille. Je trouve personne au lieux ou on ne s'etait pas donne RDV (le Cookie Walla) mais ou on pensait se retrouver... 14h30, il est trop tot pour trouver tt le monde. Tres bien, le shop ou j'ai achete une ceinture de poches est juste a cote. J'y vais demander un trou supplementaire, je suis trop mince, bref, 15min ~ une heure plus tard, re-check au Cookie Walla. S'y trouvent Katia, la fille recherchee et le bon ami au bon momment au bon endroit (c'est le gerant du Cookie Walla) pour me preter la percu. Easy. Go to the beach, rouleaux, mission accomplie. Douche, Hop hop, arrive au Sporting Heroes, un bar assez grand pour supposer qu'il a fait ses preuves,  pile dans les temps. Meme endroit meme jour, meme heure que la semaine derniere et meme deal. Je commande des frites et un chai. Sean et son banjo, Leslie et son youkoulele, puis la guitariste-chateuse arrivent. 30 minutes de reglages relax, 2-3h de musique, 2 bieres, beaucoup de plaisir, puis enfin, une troisieme biere et un Green Beef Masala a deguster avec 2 cheese garlic naan. Alors, le serveur vient deposer un petit livret de cuir avec la note : Consommations offertes et 2000rs de cachet a partager en 4. Parfait, Go to the beach, musique autour d'un feu puis une tres bonne nuit et ainsi de suite. C'etait le deuxieme show que j'accompagnait ici et il y en a deja d'autres qui arrivent. A l'instant j'apprends meme un concert samedi au marche de nuit (beaucoup de monde) ou il est possible que j'empoche 1500rs. Moi qui me decidait justement de checker les bus pour aller au sud de Goa, puis bouger  Goa... Je pense rester une derniere semaine ici.